LA LETTRE DE LA FABRIQUE.FEVRIER 2021

Une Scic à la pointe de la tradition et de la modernité

Une production originale de Nicolas ROSCIA

LA LETTRE DE LA FABRIQUE.FEVRIER 2021

Les pots de jardin en préparation dans l’atelier.

Le mois de février s’est achevé avec un bilan sensiblement égal à celui de février 2020. Janvier a été supérieur, largement. Nous sommes dans les mois creux de la période hivernale, dans l’attente du printemps. L’effet des vacances d’hiver a peu joué, la clientèle reste en majorité locale, de proximité.

Nous avons pu étudier avec le cabinet comptable les chiffres de l’année qui seront présentés en assemblée générale au mois d’avril, probablement encore cette année en distanciel. Et le bilan est positif pour l’exercice 2020, ce qui est une première depuis la création de la SCIC. Le chiffre d’affaires est certes moins élevé que celui de l’année précédente, compte tenu de la situation sanitaire et des mois difficiles traversés, la boutique ayant été fermée près de deux mois, mais les frais ont diminué et nous avons bénéficié des aides de l’état et d’un prêt garanti pour nous assurer une trésorerie qui nous permet de faire face pour le moment. L’aide de la municipalité, par l’annulation des loyers de l’atelier relais, est aussi très appréciée, car, jusqu’à nouvel ordre, les stages nous sont interdits pour les amateurs nombreux qui étaient intéressés.

La situation reste cependant très fragile, incertaine quant à l’avenir. La bonne nouvelle attendue en ce début de mois reste la possibilité d’ouvrir la boutique le week end. La Drôme a évité des mesures de confinement sévères et c’est un soulagement.

Car l’atelier est fortement mobilisé pour préparer une belle saison d’été. Que ce soit au tour, à l’estampage, au calibrage, au décor et au four, l’énergie collective est réelle pour que la boutique soit belle et pleine. Je n’oublie jamais de souligner et d’insister sur le caractère collectif du travail de l’atelier, du pain de terre qui sort de la cave à la pièce vernie qui sort du four. Chacun a un rôle à jouer, chacun à son importance. La réussite de notre structure coopérative ne peut être que collective. Et si les pièces décorées sont aussi et toujours appréciées, et portent les ventes vers le haut, il ne faut jamais oublier tout le chemin parcouru avant d’en arriver là et la part de chacun dans cette réussite.

Nous axons aussi notre travail actuel sur la mise en place de l’enclos et son embellissement, par la production de pots de jardin tournés par Guilhem Bastier et Béranger Duterte. Nicolas Roscia, quant à lui, a aussi installé sont tour dans l’atelier et s’attache à produire, avec la terre de Cliou, des « oyas » pour les jardins. C’est une première expérience pour diversifier notre production.

L’ouverture des restaurants du village est attendue, souhaitée, désirée avec force. Elle est espérée pour les beaux jours, pour mettre fin à cette trop longue attente et ramener de la vie au quotidien du village.

Pour le moment, le bâtiment boutique reste ouvert au public. Il a nécessité quelques aménagements de sécurité et les réunions de la commission municipale travaillant sur le projet futur sont régulières et productives. Nous échangeons avec une équipe municipale consciente des enjeux de la Fabrique et soucieuse de son devenir. Car pour vivre, il nous faut vendre et cet espace est vital et concerne trois ateliers qui se battent au quotidien pour la qualité de leur production originale.

Je vous remercie de votre attention.

Jean-François Gontard, Gérant de la Scic.

Nicolas ROSCIA a installé son tour dans l’atelier et travaille à produire des « oyas ».
Un dessin original de Windy CLARK, la voie à suivre !!!

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