LA LETTRE DE LA FABRIQUE.JANVIER 2021

Une Scic à la pointe de la tradition et de la modernité

LA LETTRE DE LA FABRIQUE.JANVIER 2021

Si l’on ne regardait que les chiffres, le mois de janvier 2021 inciterait à un optimisme raisonné et mesuré, car le résultat obtenu est supérieur à celui de janvier 2020, dans un mois pourtant creux généralement. Et le bilan comptable de cette année si particulière nous sera communiqué très prochainement.

Si l’on ne regardait que le dynamisme de l’équipe de l’atelier, qui a choisi de travailler à fond, malgré les circonstances, pour préparer au mieux la saison d’été, on serait d’un optimisme bien pensé.

Si l’on ne regardait que l’évolution des décors, des formes, de la production, les aménagements réalisés dans l’espace boutique et la satisfaction quasi générale des visiteurs, on serait d’un optimisme légitime.

Mais il y a une réelle inceritude qui pèse sur les mois à venir et nombre d’interrogations. Les trois restaurants du village gardent portes closes et cette situation, terrible pour eux depuis de trop longs mois, pèse fort sur la fréquentation de la Fabrique. L’horizon de leur réouverture n’est pas encore fixé et l’on entend parler de l’été prochain, sans vraiment savoir. Triste nouvelle tant nos destins sont fortement liés. A l’heure du couvre feu, le village est d’un calme impressionnant. Mais avant le couvre feu, le village est d’un calme édifiant. Les vacances prochaines permettront peut être de retrouver un peu de monde dans les rues, pas sur les terrasses.

Et puis, à ce jour, une autre incertitude pèse sur le devenir de la Fabrique, au niveau de la boutique. La nouvelle municipalité, et cela est bien légitime, souhaite réfléchir à la suite du programme prévu des travaux, notamment à la poursuite ou non de la troisième tranche des travaux, qui devait concerner, entre autres travaux, la démolition-reconstruction de l’espace vente. A l’heure actuelle, le programme est suspendu et une réunion de la commission urbanisme se tiendra vendredi 5 février, avant des décisions qui seront prises par le conseil municipal. Le montant de ces travaux est très élevé et ne concerne pas que l’espace de vente, mais celui-ci, bâti en 1935 et réaménagé récemment, garantit la quasi totalité des revenus de la SCIC. Si la possibilité de s’installer provisoirement dans la salle d’expo est envisagée, y demeurer longtemps ne peut être une solution, cet espace n’ayant pas été conçu et pensé pour cela. Et puis, si l’autorisation est donnée à l’association D554 par la Préfecture au regard de la crise sanitaire, une exposition du travail de Jérôme Galvin, céramiste de renom, est prévue de mi mai aux journées du patrimoine. Evènement culturel et artistique de tout premier plan, qui devrait conduire beaucoup de monde dans l’enceinte de la Fabrique.

A l’heure actuelle, les stages sont suspendus jusqu’à nouvel ordre, alors qu’ils faisaient le plein. La municipalité nous accorde le non versement du loyer de cet atelier (200 euros mensuels sans les charges sur un montant total de 1430 euros sans les charges), ce qui est un geste apprécié.

Quelles que soient les décisions qui seront prises par le conseil municipal en matière de travaux, il est important pour le devenir de la Fabrique de vivre la saison estivale dans les murs de la boutique actuelle.

Je vous remercie de votre attention.

Jean-François GONTARD

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